Agile Tour 2009: mon bilan
J’ai assisté lundi à cinq très bonnes présentations dans le cadre du Agile Tour 2009, édition de Québec. Je m’étais préparé par quelques lectures, mais le contenu de chacune des présentations allait évidemment un peu plus à fond dans les concepts. Je retiens évidemment le keynote de Mary Poppendieck comme fait marquant de la journée.
J’ai pris beaucoup de notes lors des présentations – évidemment sous forme de mindmaps. 
Pour m’assurer de bien intégrer les notions, d’y revenir plus tard et d’intégrer certains éléments dans mes pratiques rapidement, je fais un court résumé de ce qui m’a le plus intéressé ou marqué dans ces présentations.
Sur les aspects théoriques:
- l’applicabilité directe des théories des systèmes et des files d’attentes en gestion de projets (et même plus largement) est impressionnate. Ça me re-convainct qu’il faut que j’étudie la systémique;
- dans le même ordre d’idées, l’existence du phénomène de thrashing (écroulement?) dans une équipe de travail sur un projet. Il suffit de prendre la définition sur Wikipédia, d’enlever les deux référence aux ordinateurs, et on a là une belle description d’un phénomène managérial. Bien content de connaître un nouveau mot pour identifier précisément ce phénomène.
- le principe d’encourager le pull plutôt que du push dans la gestion d’une chaîne de «production» (à défaut de meilleur terme) est tellement logique, mais pas nécessairement intuitif. Faut que je trouve une façon intelligente et claire d’expliquer ça à mes collègues!
- les liens plus explicites que je ne percevais pas avant entre la philosophie Agile en informatique et l’approche lean, qui vient du monde manufacturier. Ici, j’étais juste «en retard sur les nouvelles». Malgré tout, je n’aurais pas cru que ces deux univers pouvaient avoir autant de points en commun.
Sur les aspects pratiques:
- François Gravel de Frima Studio a une approche pragmatique, et il a choisi d’adapter la méthodologie Scrum au contexte de son entreprise, au risque de paraitre un peu hérétique. Ça me plaît.
- François Beauregard de Pyxis a insisté sur les changements culturels nécessaires à l’utilisation d’Agile dans une organisation. Ça revient souvent selon lui à la conduite du changement. Il rappelle l’importance de savoir créer un sentiment d’urgence. Ça ne m’inquiète pas trop…
- le rendu visuel et la simplicité désarmante du Kanban tel que pratiqué chez IBM Bromont par Benoît Lapointe permettent de voir instantanné l’état du workflow de l’équipe de développement. À cause de l’aspect visuel, et parce que ça permet d’illustrer concrètement plusieurs des aspects théoriques qui m’ont plus, c’est probablement la première pratique que je vais tenter de mettre de l’avant dans mon travail.
Quelques phrases clés que je veux retenir:
- débloquer plutôt qu’éviter;
- réduire le travail «en parallèle»;
- le code qui cause le moins de bogues est le code qu’on n’écrit pas;
- le task switching, c’est de la valeur perdue (du gaspillage);
- mesurer et optimiser;
- les gens savent décrire 20% de ce qu’ils veulent vraiment;
- l’intérêt des approches agiles, ce n’est pas la destination, c’est le chemin pour s’y rendre;
- une organisation qui apprend a droit à l’erreur.
Somme toute une journée très intéressante et enrichissante. J’ai hâte de faire le bilan de ça dans quelques semaines et quelques mois.
À lire aussi: Frédérick Dubois de DuProprio.com fait son bilan sur DuProgrammeur.com.
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